n village. On prend tout le matériel nécessaire et
navigons encore 1h pour rejoindre le lodge ou l´on va rester pour cette nuit. Ca y´est, on est au coeur de la foret, que l´on a rejoint par des petits canaux. Le soir, on part à la frontale à la
recherche du crapeau taureau, le plus gros au monde. Pas de chance, on ne croisera qu´un jeune. Par contre, de nuit, c´est un tout autre monde que l´on découvre. Les fourmis découpeuses de feuilles
sont en pleine activité et forment des autoroutes avec leur bouts de feuille sur le dos. Par contre les guerrières ne sont pas très sympa. Une fois qu´elle te mord (ce qui fait tres tres mal vu
leur taille), rien a faire. Il faut lui arracher la tete. Nous rentre se coucher avec nos premiers souvenirs de moustiques. Il faut dire, le produit que l´on a ne sert a rien du tout..... des que
l´on est inactifs, les moustiques se font plaisir et traversent sans problemes le pantalon ou la chemise. Mot d´ordre : ne pas gratter !!!
En pirogue, on passe dans de tout petits canaux tres sauvages. C´est plein de hérons en tout genres, de martin pecheur, de rapaces, d´aigrettes et de plein d´autres inconnus. Les eaux sont hyper
poissoneuses. Notre guide nous fait une démonstration de peche au harpon. Au bout de la pirogue, il guette les poissons. Nous on voit rien mais lui si. Au menu du soir se sera donc poissons tout
frais !! Heureusement qu´il est la car notre peche au pirana n´est pas tres fructueuse. Seulement 2 et des petits. Un bout de poulet au bout de la ligne et pas besoin d´attendre longtemps.
Les eaux regorgent de petits carnaciers !! La nuit tombe, il est temps d´installer le camps. Ce soir on dort sous la tente en pleine foret. Le feu est pret pour la soupe, accompagnée de coeur de
palmier. Dans l´apres midi, le guide a fait tomber a la machette un palmier. Au sommet, la jeune pousse se mange : c´est le coeur de palmier. On se rend compte que le coeur est miniscule par
rapport a l arbre. il faut un palmier comme celui la pour une grosse boite de conserve!
Cette fois il fait bien nuit. On peut partir à la chasse au Caiman. Il suffit d´une lampe torche. Leurs yeux brillent des qu´on les éclairent pour donner deux points rouges. Notre guide en
attrapera plusieurs, des petits de 40-50 cm. Deja leurs dents sont bien acerrées. Des sacs a mains sur pattes :-) Certains atteigent par ici 3-4m. Décidement les eaux d´ici ne sont pas très
attirantes....
Le dernier jour, avant de repartir pour Iquitos, on part des le lever du jour pour observer une colonie d´oiseaux préhistoriques. Pour cela on se fraye un chemin dans la foret et la boue. 1h plus
tard, nos effort sont recompensés et parvenons a un lac a demi sec. A 20m de nous ils sont la. Une crete sur la tete et des plumes préhistoriques; du coup leur vol est assez mauvais.
Déjà l´heure de rentrer. Super expérience encore une fois et merci a notre guide qui nous a fait découvrir plein de choses. On rentre le soir a Iquitos d´ou on souhaite attraper un bateau pour
ensuite nous diriger vers l´Equateur. Coup de chance, on arrive 10min avant le depart. Notre temps est compté comme nous avons un avion (on avait) de Quito pour Miami. Meme type de bateau qu´a
l´aller. Il reste quelques places sur le pont supérieur. On achete a manger aux vendeurs ambulants, il y a meme du dentifrice !! Ca va nous manquer en France de trouver partout des petits
vendeurs avec de tout. Cela permet une tres grande flexibité pendant le voyage.
Ce coup ci 3 js de bateau pour rejoindre Yurimagua. On en profite pour faire de la lessive (avec l´eau terreuse de l´amazone, qui nous sert pour la douche et les dents aussi .... ), coudre
nos drapeaux sur les sacs (on est enfin a jour) et nous reposer un peu.
Ensuite, bus pour Tarapoto d´ou on prend une connexion pour Chiclayo. On y passe une journée pour visiter le musée dédié à la civilisation Moche. Les objets ont ete trouve dans un cite a
proximite. On y trouve les tombes royales avec les parures associées et de très bonnes explications sur cette civilisation.
A ce moment, on a battu un nouveau recort : en 18 nuits, seulement 3 ds un lit !!! : 4 en tente, 3 en bus, 8 en hamac.
La suite vous connaissez. Passage de la frontiere a Tumbes et début des ennuis.......
Bonjour tout le monde,
Nous reprenons la plume apres la pause Kro (encore merci) pour cette fois reprendre le cours de nos aventures. Un peu d´imagination et on se replonge quelques semaines en arriere, juste apres
notre treck dans la cordillère blanche et avant le passage mouvementé en Equateur.
Après deux bonnes nuits dans le bus, on arrive a Pucallapa, derniere ville accessible par la route et déjà bien avancée dans la région amazonienne du Pérou. La ville en elle meme n´a pas trop de
charme. C´est principalement une ville portuaire qui relie Iquitos au reste du pays.Iquitos est la seule ville de plus de 100 000 habitants a n'etre accessible que par bateau ou par
avion, C´est aussi un nouveau Pérou que l´on
découvre. Il fait très
chaud et humide, il commence a y avoir des moustiques, il y a des averses soudaines, au menu : poissons, bananes plantin, racine de yuka.... C´est pour nous une très bonne intrduction.
Mais bon, pas le temps de flanner, une fois la douche froide prise, on part à la recherche des horaires de bateau pour
Iquitos. Résultat : on part demain matin de bonne heure. Nous passons par le
marcher du port pour acheter notre hamac et une gamelle. Et oui, on dormira sur le pont dans un hamac pour normalement 3-4 jours de navigation (en fonction des courants). Le capitaine nous
autorise meme a dormir sur le bateau dès ce soir. Nous finissons notre journée en ville et regagnions le port en début de soirée. Il ne fallait pas plus tard car les environs sont bofs. C´est
donc avec plaisir que l´on se fait accompagner d´un jeune d´une boutique des environs. Il avait l´air heureux comme un roi d´accompagner les 2 gringos et nous, plus rassurés aussi.
On s´installe sur le pont supérieur. Nous sommes seuls contrairement à en bas ou il commence à avoir du monde et surtout, la TV à fond. Nous sommes très agréablement surpris de passer une super
bonne nuit dans notre hamac, très confortable. Heureusement car nous allons en passer 5. En effet, le bateau ne partira que le lendemain matin. La raison : il n´était pas plein. Pourtant, avec
nos critères de gringos, on le trouve archi comble. En bas, les gens on environ 50 cm par hamac (nous on a de la chance en haut, on est moins nombreux), il y a des tonnes de caisses de moteurs,
des tracteurs, des camions, des tonnes de pommes de terres et déjà quelques animaux. Tout le monde s´impatiente et c´est donc avec plaisir que l´on part pour 3-4 js. La aussi, incertitude. Il y a
meme des rumeurs pour 5js ! Les jours passent et se ressemblent. Ca nous fait du bien de ne rien faire de la journée à part dormir, lire et manger. Il faut toutefois nuancer :
- Dormir, ca veut dire se faire réveiller toutes les 2 h qd on s´arrete prendre des
gens dans un village, c´est se faire réveiller par le paysan du coin qui monte a 3h du matin avec son cochon qui lui ne veut pas. On laisse imaginer les cris de ce dernier. C´est aussi toucher
son voisin a chaque fois que l´on se tourne car à la fin du voyage le bateau est plein. Pour une dame qui dormait par terre, c´est se faire réveiller en sursaut par une tortue achetée en
contrebande.
- Manger, c´est le petit dejeuner a 6h du matin (c´est vrai que le programme de la journée est chargé !) un jus d´amidon sucré avec un bout de pain sec (on s´y est très vite habitué),
platano à tous les repas, riz et poulet 3 fois sur 4, la 4ieme fois c´est bouillon de poisson platano.
Le bon coté c´est que l´on découvre vraiment la vie des gens ici. On sympatise avec nos voisin (on m a meme offert en souvenir un maillot du Pérou ! ), on apprend énormément avec les gens tous
très sympathiques avec chacun leur histoire. Un jeune avec qui on a sympathisé est très inquiet. C´est la premiere fois qu´il monte sur un bateau et le dernier film qu´il a vu c´est Titanic.....
Ce n´est pas tout car pour lui il reste des canibales dans la foret. Il nous fait bien rire !!! Mais aussi sur les locaux de l´Amazone. A chaque stop dans un village, tout le monde est là à
attendre le bateau. C´est l´attraction de la journée. Les gens montent avec leurs produits à vendre à Iquitos (principalement bananes) et
aux passagers. C´est pour nous à chaque fois un grand moment d´exitation et c´est souvent PY qui part
à la chasse d´un bon gateau maison, d´une noix de coco toute fraiche, d´une papaille (à non, ca on aime pas), quand il fait faim, d´un poisson frit, d´un Juane (riz cuit dans une
feuille), de fruits (13 bananes pour 0.25euro, qui dit mieux). Les gens ici ont une vie simple mais on l´air de bien vivre. les maisons sont sur pilotits pour les périodes de crues et les toits
en feuilles de palme.
Vraiment une très bonne expérience que l´on a vécu a bord, pendant au final 4js de navigation. On a meme eu la chance de passer de jour à la confluence des 2 rivières qui donnent naissancent au
fleuve Amazone, le plus long du monde.
L'attaque...
Tout d'un coup, surgissant de derriere un kiosque, 3 crapules nous sautent dessus, pistolet au poing.
PY est toujours devant et ils s'occupent de lui. J'ai une dizaine de secondes pour me rendre compte :
- qu'on est bien coince a cause de rembardes
- qu´hier quand on est passe il y avait exactement a cet endroit deux flics
- et de me demander si le pistolet et vrai ou faux.
Il faut dire que ce sont 3 jeunes qui semblent avoir plus peur que nous.
Quand ils se chargent de moi, je n'oppose pas de resistence. "¡No hay nada! ¡No hay nada!" que je leur dit... Mais ils s'en foutent completement. Par contre, PY s'enerve un peu et quand le gars
arme s'eloigne, commence a attrapper les deux autres qui tremblent comme des tapettes, me dit il. On les laisse quand meme partir car mieux vaut la vie que la bourse!
Ils detallent dans des motocars...
10 sec plus tard un combi s'arrete et nous demande ce qui s'est passe. Ils n'auraient pas pu arriver plus tot!
Etat de lieux:
Plus de petits sacs,
plus d'appareil photo,
plus de polaire (mais pas grave, on arrive dans les pays chauds),
plus de photos pour notre message sur notre super sejour en Amazonie,
plus de petit dej'
plus de carnet de voyage
plus de drap en soie
plus de jambes pour le super pantalon de PY
plus de kit couture
plus de telephone
et surtout plus de passeport, sachant qu'on a un vol de Quito mardi 9h, qu'on est dimanche et que pour aller a Quito il faut passer la frontiere et 1j de voyage...
Bref grosse galere!!!
Le positif c'est qu'ils n'ont pas les sous et pas de cartes bancaires, pas la clef USB avec plein de photos et qu'on est tous les deux en pleine forme!
Ca nous permet de constater que ce n'est pas si stressant de se faire braquer, en tout cas de cette facon. A aucun moment nous n'avons eu reelement peur, ca semblait completement irreel sur le
coup car il faisait vraiment amateurs et qu'ils crevaient de trouille. S'il n'y avait pas eu l'arme....
Pour la suite, nous sommes alles decaller notre ticket de bus, faire une declaration au comissariat, demander aux parents de MB de couper la ligne de telephone (encore merci) et prendre notre
petit dej', tout ca dans les deux heures avant de prendre le deuxieme bus pour Guayaquil.
La , on stresse un peu, car meme si le comissaire a dit qu'on passerait sans probleme, ca nous parait bizarre d'entrer dans un pays sans aucun papier d'identite...
Sortie du Perou: on est directement oriente vers le responsable de la douane qui regarde notre papier, va se renseigner et reveint la mine sombre.
Aucune procedure ne permet reelement de passer la frontiere. Il nous dit qu'il nous laisse passer sans controle et nous dit de faire de meme a l'entree de l'Equateur, au motif qu'on se rend dans
le plus proche consulat (Quito) pour se faire refaire un passeport. Bizarre....
Entree en Equateur: dans le bus on hesite a nous presenter au controle et decidons d'y aller car s'ils se rendent compte qu'on essait d'y couper
ils vont se braquer contre nous.
Par contre, la partie est moins facile a jouer. Le gars est tres proche de ses procedures et s'enerve contre les peruviens "qui sont tous des incapables qui font n'importe quoi avec les
procedures". On prend notre air embettes (on n' a pas trop de mal...) et finalement, apres avoir tenter d appeller a Quito sans succes, il nous laisse passer.
Ca y est on est en Equateur!
Par contre, on n a pas fini avec les galeres...
Pour faire court:
* Concernant les passeport: on s est fait faire un passeport d'urgence qui ne pouvait etre fait en moins de 48h du coup on a perdu notre vol.
De toutes les facons il est impossible d entrer aux USA (depuis le 1er juillet...) avec un passeport provisoire non biometrique.
* Changement de programme et annulation de notre etape chez Chantal, la tante de MB: degoutes! On fera notre visa pour les USA au Mexique pour pouvoir continuer
notre voyage.
* Probleme pour sortir de l'Equateur car pas de tampon d entree. Nous partons donc voir la police d immigration sans le consul qui nous avait pourtant promis de venir. Selon lui le dernier
francais dans notre situation a eu 17 jours de detention administrative... Nous on s'en sort avec 4 h de discussion avec a peu pres tous les services de la police nationale d immigration qui nous
laissent finalement 3 choix:
-la prison,
-400 dolllars d'amande,
-ou retourner a la frontiere pour faire tamponer nos passeports.
On choisit la derniere solution bien que ca nous oblige a faire 18h de bus supplementaire: on ne les compte plus, les heures de bus!
* Concernant l'assurance, on ne remercie pas AXA pour leur efficacite dans les informations qu'ils donnent a leurs clients. A priori, on devrait pouvoir se faire rembourser
quelques trucs mais malheureusement pas tous les frais engendres par le vol du passeport (reemission, changement d itineraire, visa pour les USA).
Voila, une semaine apres les evenements ou on en est.
On prend l'avion tout a l heure pour Mexico via Lima ou on devrait retrouver une partie de la famille Rousselin pour une quinzaine de jours. Ca va nous faire du bien de sortir de toutes ces
galeres administratives!
A bientot pour des nouvelles plus rejouissantes,
PY et MB